18/04/2014

Une nouvelle de Jean Giono lue par le TQS

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Mercredi dernier, le théâtre des quatre saisons est  venu lire une nouvelle de Jean Giono, écrite en 1953, très peu connue en France: « l'homme qui plantait les arbres ».
Guy-Michel Carbou est venu seul pour présenter cette œuvre qui a été traduite en 16  langues, diffusé auprès de très nombreuses associations écologiques dans le monde entier. Mr Carbou avant d'entreprendre la lecture de la nouvelle explique au public, l'importance de l'écrit de Giono.
En Provence et en Languedoc, la forêt a été saignée à blanc pour une raison économique. Au début de l'industrialisation le charbon de bois était utilisé en permanence. On le fabriquait avec les arbres des 2 régions. Ces forêts et cette fabrication a donné naissance à des fortunes importantes qui ont laissé des traces avec les noms tels que Carbonet, Charbonnier, Carbon ou Carbou (qui fut consul de Narbonne en 1646)
Le texte commence en 1910, un homme raconte son périple au fin fond de la Provence ou il ne voit que des villages abandonnés, des forêts dévastées, un paysage lunaire balayé par le vent. En s'enfonçant dans pays dépouillé de tout, il rencontre un berger guidant 30 bêtes, qui l'invite dans sa bergerie propre et accueillante. Elzéard Bouffier, après avoir perdu sa femme et son unique fils décida d'aller planter des arbres dans ce pays perdu « le Vergon ».  Discrètement et journellement, il planta des graines de peupliers au fond des vallées et l'eau réapparue, des chênes en hauteurs, ils étaient plus rudes pour tenir contre le vent.  en 1945 les habitants sont passés de 3 à 28, dont des couples jeunes. Plus de 10000 personnes doivent leur bonheur mais Giono, en 1957, annonça qu'Elzéard Bouffier était un personnage imaginaire. Grâce à lui de très nombreux pays en ont profité pour reboiser leur régions. Le but de cette histoire était de faire aimer l'arbre ou plus exactement de faire aimer à planter des arbres. Jean Giono a donner ses droits gratuitement pour toutes reproductions et c'est un de ses texte préféré qui ne lui rapporte pas un centime mais qui accomplit ce pour quoi il a été écrit.
La nouvelle lue, le public a été séduit par son contenu et les questions ont fusé. Tous ont quitté le foyer étonnés pour beaucoup de découvrir cette prose inconnue et pour les autres heureux de se la remémorer.

16:40 Publié dans spectacle | Lien permanent | Commentaires (0)

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