12/08/2014

il y a déjà 100 ans......Ludovic Boudaud (15 octobre- 11 août)

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   Le Capitaine Ludovic Boudaud est le plus haut gradé et le premier mort des 43 soldats morts pour la France dont les noms sont inscrits en lettres capitales sur le monument aux morts local.
   Né à Névian en 1870, il intègre l’Ecole des Arts et Métiers à Aix en Provence, avant d’embrasser une carrière militaire engagé volontaire en 1889. Il suit des cours à la prestigieuse école militaire d’artillerie et du génie de Versailles, puis devient inspecteur en armes à la manufacture d’armes de St Etienne. A la mobilisation début août 1914, il n’hésite pas à se rengager, intègre le 19ème régiment d’Artillerie de Campagne  où il commande la 1è section de la 3è batterie de canon. Il est décoré de la Légion d’Honneur.
   Le 11 août 1914, il est de la fameuse « affaire de Lagarde », l’une des toutes premières batailles de la Grande Guerre. Les troupes françaises entrent en Lorraine très facilement, l’état major étant certain de sa supériorité. Malheureusement, les Allemands vont littéralement fondre sur l’armée française, massacrant plusieurs centaines de soldats et officiers français en quelques heures. Le lieutenant Ficonnetti, du 19ème Régiment d’artillerie de Campagne raconte que le Capitaine Ludovic Boudaud est mort glorieusement, à 44 ans : « Le Capitaine Boudaud Commandant la 3è Batterie est mort pour la Patrie le 11 août (vers 10 heures). Il a commandé le tir contre l'infanterie ennemie débouchant du bois Chanal (le 131ème Régiment Bavarois). Quand un bataillon allemand est apparu à 300 mètres sur notre gauche, il est descendu de son observatoire et vraisemblablement il a été tué aussitôt (d’une balle dans la tête), derrière la 4e pièce à 4 mètres en arrière et à gauche du caisson. Dans le feu de l'action, je l'ai ignoré et ce n'est qu'après le combat quand les Allemands m'ont emmené que jetant un dernier coup d'œil sur ma batterie, j'ai vu le Capitaine la face contre terre, les bras en croix, étendu à l'emplacement que j'ai indiqué ci-dessus. »
    Enterré sommairement avec d’autres soldats près du Bois Chanal à Lagarde (Meurthe et Moselle), le corps sera rapatrié à Bizanet en juillet 1921. Il repose en paix auprès de son épouse Alexandrine Razouls, et à quelques mètres seulement du monument aux soldats du cimetière de Bizanet où son nom figure. Son nom est également gravé sur le monument aux morts de Névian et de Bizanet, sur la plaque commémorative de la cour de l’Ecole des Arts et Métiers d’Aix en Provence, ainsi que sur les plaques de mémoire apposées dans les églises de Névian et de Bizanet.
   Ses parents sont inhumés au cimetière de Névian, eux dont la maison familiale – toujours propriété de la famille – est située à quelques mètres seulement du monument aux morts.

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