18/01/2015

NOUS SOMMES CHARLIE

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    Comme dans de nombreuses localités, la mairie a organisé un rassemblement pour « Charlie ». Malgré la difficulté d’informer la population dans un laps de temps très court celle-ci a répondu  largement à l’appel. Cette forte mobilisation spontanée est réconfortante devant le drame qui vient de se produire dans notre pays ; les visages tendus de tous ( toutes générations confondues) témoignaient de la gravité  de la situation. C’est la liberté d’expression de chacun qui nous a été enlevé au travers de Charlie hebo.
    Ce sentiment était partagé par Magali Vergnes, maire de la commune qui, au cours d’une courte prise de parole, remerciait les participants et rappelait combien il était important de réagir face à  l’atrocité et à la barbarie de tels actes : « nous sommes tous attachés à notre devise : -- Liberté,  Égalité, Fraternité – et à notre République. La haine, la vengeance  n’ont pas de place dans notre civilisation. Le terrorisme qui attaque et entache les principes fondamentaux et les valeurs de notre pays doit être combattu et puni avec force …… »
     Après avoir observé une minute de silence, la Marseillaise était reprise en chœur.  

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IL Y A 100 ANS…5 JANVIER 1915 : Décès du Sergent Gustave CASSAN

 

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Né le 7 février 1885 à Névian, sans doute dans l'actuelle rue de Nobles, Gustave Cassan est engagé volontaire pour 3 ans en octobre 1905 à la Mairie de Narbonne pour le 100ème Régiment d'Infanterie à Tulle. Il devient caporal en septembre 1906, puis sergent en mars 1908. Il se marie avec une institutrice Mlle Gouiry (à l'Ecole de la rue d'Arago à Narbonne) durant les vacances de Pâques 1908. Rappelé à la mobilisation, il est incorporé le 11 août 1914 au 80ème Régiment d'Infanterie de Narbonne, et meurt au combat le 5 janvier 1915 à Auchy la Bassée (devenu Auchy les Mines en 1926, Pas de Calais). Son corps sera réinhumé en novembre 1921 dans le cimetière de Narbonne. Ce sera le seul des trois instituteurs du Collège de Narbonne tués au combat à reposer en terre narbonnaise.

Il était entré à l'Ecole Normale primaire de Carcassonne en octobre 1902, et sorti major de sa promotion en juillet 1905 après avoir obtenu son brevet supérieur (juillet 1905) et son certificat d'aptitude pédagogique (juillet 1906). Nommé instituteur stagiaire à Roquefeuil (mai 1905), instituteur adjoint à Ouveillan (octobre 1906), titularisé en janvier 1907, et nommé instituteur délégué à titre provisoire puis définitif au Collège Victor Hugo où il réside dès juin 1908. Son séjour à l'Ecole Normale est particulièrement éloquant : "excellente conduite, caractère droit, franc et aimable, très bonnes manières, application constante, esprit précis, ouvert à toutes les formes de l'activité intellectuelle, aptitude à l'enseignement très marquée, sens accusé de l'enseignement méthodique, de l'autorité et du goût". Le Directeur de l'Ecole Normale précise même qu'il "sera partout à sa place, même dans une classe nombreuse et difficile. Il fera un excellent adjoint dans une école en ville".

A noter un courrier daté du 31 décembre 1906 du Maire d'Ouveillan qui proteste auprès de Monsieur l'Inspecteur d'Académie contre le départ de Gustave Cassan vers un nouveau poste : "je proteste contre le déplacement de Mr Gustave Cassan, instituteur adjoint, qui a montré pendant le dernier trimestre 1906 toutes les qualités désirables pour un membre du personnel enseignant. L'administration municipale désire garder cet instituteur". Enfin, l'inspecteur primaire termine ainsi son rapport d'inspection en date du 19 janvier 1907 : "Mr Cassan est un jeune maître plein de bonne volonté, qui a l'habitude de faire des expériences de sciences, qui se tient et se conduit bien. Il est fort apprécié par les familles et les autorités locales. Intelligent et consciencieux, il fait sa classe avec zèle et obtient des résultats satisfaisants. Il y a lieu de lui envoyer une lettre de félicitations. Note 15/20"

Son nom est gravé sur le monument aux instituteurs de l'Aude morts durant la guerre de 1914-1918 à l'Académie de Carcassonne. Il figure également sur le Livre d'Or de la Ville de Narbonne. Son petit frère Ludovic deviendra lui aussi instituteur, puis sous-préfet de l'Aude et enfin 1er adjoint au Maire de Narbonne. Ludovic repose au cimetière de Névian avec ses parents, Louis et Marguerite Laffon.

Pour toute information complémentaire, contacter Gilles Sentost 06 14 86 55 00 ou gilus@wanadoo.fr

 

IL Y A 100 ANS…4 JANVIER 1915 : Décès du Docteur Elie CAZANOVE

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Né le 28 juillet 1867 à Névian, Elie Cazanove suit des études en médecine, avant de devenir médecin comme son père Adolphe (né à Armissan). Cet homme grand pour l'époque (1m73) est engagé conditionnel à la Mairie de Carcassonne le 31 octobre 1887. Il obtient ensuite un sursis de trois années avant le rejoindre son régiment en 1890. Passé dans la réserve, il devient médecin auxiliaire en 1892 à la 16ème section d'infirmiers (Perpignan) puis au 81ème Régiment d'Infanterie (Montpellier). Il est nommé aide major de 2e classe en 1894, se marie avec Charlotte Anne Marie Jeanne Gastilleur en août 1896, accompli une période d'exercices au 212ème Régiment d'Infanterie de Perpignan en octobre 1897, puis devient médecin aide-major de 1ère classe en 1903. Il accompli une période d'instruction au 17ème Régiment de Dragons en 1901, puis une période d'exercices au 143ème Régiment d'Infanterie en 1912. Enfin, il devient chef de l'hopital temporaire n°28 et du n°5, et rejoint l'hopital temporaire n°12 de Castelnaudary juste après la mobilisation le 21 août 1914. Il décède à Carcassonne, en soldat, le 4 janvier 1915 à l'âge de 47 ans. Ses obsèques se déroulent le 6 janvier 1915 à 8 heures à la paroisse St Michel de Carcassonne, avant d'être inhumé au cimetière de Névian (Caveau Alary-Cazanove-Gastilleur). Il avait deux enfants, Medeleine Anna Caroline, née à Carcassonne le 5 avril 1899 et Paul Adolphe Eloi, né aussi à Carcassonne le 29 février 1904.

Sa fiche matricule signale diverses localités où il a habité, successivement Névian, Montpellier (novembre 1891), Paris, rue Crébillon (mars 1894), Névian (avril 1894), Carcassonne au 65 (ou 91 ?) rue Barbès (juillet 1897).

Parallèlement à sa carrière militaire, il fut médecin adjoint de l'hopital et du service de radiologie, Président de la Société d'Obstétrique et de Gynécologie de Toulouse. Dans sa séance du 15 janvier 1915, le Président de la Société d'Etudes Scientifiques de l'Aude, Mr Guiraud, annonce la mort du Dr Elie Cazanove, membre de ledite société depuis 1898 (15 ans !). Il fut également vice-président de (1904). En 1893, il a écrit sa thèse de médecine (87 pages) imprimée chez Hamelin frères à l'imprimerie centrale du Midi : "Des conditions de l'antisepsie et de l'asepsie à la campagne". Mesdames Cazanove verseront 200 francs en 1921 pour l'érection du monument aux morts de Névian.

Pour toute information complémentaire, contacter Gilles Sentost 06 14 86 55 00 ou gilus@wanadoo.fr

20/11/2014

Souvenirs des victimes des inondations de 1999

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      Mardi 11 novembre, au Hameau de Laparre , de très nombreux Néviannais sont venus pour le souvenir bien triste des inondations de 1999. Les maires de Névian et Villedaigne ainsi que la député accompagnés de la famille des petites victimes, Marine et Thomas, ont déposés une gerbe blanche. Depuis 14 ans la famille Gauna, vient se recueillir sur la stèle mais aussi retrouver les néviannais, qui les ont soutenus pendant la catastrophe et qui sont devenus leurs amis. Les parents des enfants, Bruno et Christelle et les grands-parents ont déposés un message sur les anges de la stèle, avec pour titre:
« On ne guérit pas de la mort d'un enfant »« 15 ans d'absence, de souffrance, à cause de ces terribles inondations.......... »
Après avoir remercié toutes les personnes qui les avaient accueilli et réconforté, cette année-là, la lettre se termine avec ces quelques mots« Votre compassion est palpable, nous avons besoin de vous sentir près de nous et de partager Notre peine dans Votre amitié »
        Personne n’oubliera cette triste nuit du 12 au 13 novembre 1999!

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les cérémonies du 11 novembre

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A 11 h 30, le défilé, composé du porte drapeau suivi par Magali Vergnes, Roland Courteau, Marie-Hélène Fabre, le chef de la gendarmerie, un pompier et la municipalité, a quitté la cour des écoles pour retrouver le monument aux morts où  attendent les choristes. Une fois la gerbe déposée, le chœur interprète un nouveau chant « l'âme de l'Alsace-Lorraine » puis des jeunes écoliers lisent une lettre de soldat à son épouse. Comme chaque année, les noms de soldats tombés de 14 à 18, mais pour les 10 morts en 1914, à chaque nom, Magali Vergnes dit un petit mot sur chacun et de sa courte vie. Des élèves posent un œillet sur la stèle à l'annonce de chacun. La sonnerie aux morts au clairon suivie de la Marseillaise termine la commémoration.
La cérémonie était très émouvante et tous ont été invité a finir la matinée autour d'un verre au foyer.

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08/11/2014

Programme du 11 novembre

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    Magali Vergnes et son conseil municipal invite la population à se  recueillir à la stèle du hameau de Laparre, en souvenir des inondations de novembre 1999 à 10 h 45. Le défilé de la commémoration de l'armistice de 1918  qui suit, débutera à 11 h 30 à l'espace culturel pour rejoindre le monument aux morts.
    A l'issue de la cérémonie, un vin d'honneur sera servi au foyer municipal.
     A 15 h, toujours au foyer, une exposition 1914, organisée par Dal Mouli, se fera avec « causerie » de Gilles SENTOST sur le travail qu'il mène depuis plusieurs années sur la guerre de 14, ceux qui y sont morts, ceux qui en sont revenus, et celles (fiancées, sœurs, mères, femmes,...) et ceux (anciens, enfants,...) qui étaient à Névian à ce moment-là...

11/09/2014

Commémoration du bombardement du hameau de LAPARRE du 21 août 1944

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     Ce 21 août 2014, le Conseil Municipal de Névian est venu se recueillir au cimetière de Villedaigne devant les tombes des 4 victimes à l’occasion du 70ème anniversaire du bombardement du 21 août 1944.
Le 21 août 1944 au matin, à 7h30, un bombardement a eu lieu sur Laparre, Hameau de Névian. Il visait la gare de Villedaigne/Névian, le passage à niveau, les citernes de carburant et les stock d’armes allemandes entreposées alentours. Il faisait suite à plusieurs autres bombardements qui ont eu lieu durant ce mois d’août 1944, tantôt sur la Gare de Marcorignan que sur celle de Villedaigne/Névian ou que sur les voies ferrées. Ce 21 août, de la maison qui existait dans le tournant allant vers Laparre, face au passage à niveau, actuellement sur le parking du club d’Agility, il ne restera que la cuve à vin, toujours visible.
     Mme Cathala et Mme Joulia, lors des veillées de Dal Mouli, précisaient qu’il s’agissait ce jour-là de 7 petits avions portant chacun une bombe, dont personne n’avait pu voir avec précision la couleur des cocardes, empêchant toute identification. Les archives dont nous disposons à l’heure actuelle hésitent entre deux hypothèses :
     Celle de l’aviation allemande, qui aurait volontairement fait exploser ses propres réservoirs de carburant afin qu’ils ne tombent pas aux mains des alliés, fraîchement débarqués en Provence, et qui viennent de libérer – depuis le 19 août – Nîmes, Béziers et Narbonne. Pour la SNCF, dans son rapport dressé devant Maître Boursault de Canet, il s’agit bien de l’aviation allemande.
     Celle de l’aviation alliée, dont la présence est attestée dans la matinée de ce 21 août en Lauraguais puis en Carcassonnais et même en Corbières, dont l’objectif était d’enrayer le départ des troupes allemandes, en pleine débâcle.
 A Laparre donc, 4 personnes vont décéder lors de ce bombardement matinal du 21 août 1944.
    Maurice ALDEBERT, né en 1887 à St Laurent d’Olt (Aveyron), époux d’Anaïs Lucie Deltour, ils ont un enfant. Âgé de 56 ans, il est cantonnier principal à la SNCF depuis 1920. Habitant à Canet d’Aude, il est attaché à la Gare de Marcorignan. En 1945, il sera déclaré Mort pour la France tué en service par faits de guerre. Il ne figure pas sur le Monument aux Morts de Névian pour une raison que nous ignorons, alors que son nom est gravé sur la plaque commémorative en Gare de Narbonne des employés de la SNCF Morts pour la France.
   Les 3 autres personnes qui vont également décéder ce 21 août 1944 sont de la même famille, la famille Grégoire : le père, la mère et leur garçon de 16 ans qui était ouvrier agricole chez Villemagne. Jean  GREGOIRE, né en 1903 à Lavilledieu (Tarn et Garonne) est garde barrière principal de la Gare de Villedaigne où il réside avec sa femme Marguerite GREGOIRE, née VERDIER en 1906 à Castelsarrasin (Tarn et Garonne), également garde barrière titulaire. Mme Grégoire a été inquiétée en février 1943 par l’administration centrale pour un accident survenu à Laparre entre une voiture allemande et un train, les barrières n’ayant pas été fermées à temps. Les époux Grégoire ont 6 enfants : Yvette mariée en 1943 à 18 ans à Névian avec Jean Cubilier, Yves qui va mourir avec ses parents lors de ce bombardement du 21 août 1944, Huguette, qui décèdera à l’âge de 5 mois, Denise, qui décédera à l’âge de 4 mois, et 2 enfants morts nés. De ces 8 personnes, ne subsistera finalement que la fille aînée Yvette. C’est le sort tragique de cette famille Grégoire.
    D’après le Névianais André Folch, dès le début du bombardement, Jean, Marguerite et Yves se réfugient sans attendre sous le petit pont de la voie ferrée. C’est là que la mort va les atteindre tous les trois. Les bombes soufflantes vont les déshabiller, ils seront retrouvés quasi-nus et sans vie. C’est Mr Pennavayre, de la SNCF, ainsi que Mr Tiqui, Maire de Villedaigne et Mr Rodière, Instituteur de Villedaigne qui déclareront leur décès. En 1946, ils seront officiellement déclarés Morts pour la France, tués en service par faits de guerre. La Ville de Névian gravera leur nom sur le Monument aux Morts de Névian alors que la SNCF fera de même sur la plaque commémorative en Gare de Narbonne des employés de la SNCF Morts pour la France.
     Les tombes de ces 4 victimes sont sans doute les 4 dernières victimes audoises durant l’Occupation.

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